La soirée sur les abeilles

Les notes de Marie-Noëlle de la soirée sur les abeilles

organisée par l’association du Papillon de la Presqu’île le 28 septembre, à Pleudaniel

Présentateurs :

Roland Cuvier, président du Papillon de la Presqu’île, qui nous parle de la co-évolution terre-fleurs entomophiles et humains,

François Le Dudal, apiculteur professionnel qui voit avec grande tristesse ses abeilles disparaître, laissant leurs ruches pleines de miel,

Gilles Le Roux, apiculteur amateur depuis 40 ans, et adhérent à Jaccueillelanature, qui nous raconte que depuis qu’il habite en ville avec ses ruches, il a beaucoup moins de perte d’abeilles qu’avant dans la campagne.

 

Les varois sont des acariens qui affaiblissent les abeilles. Seul remède : les produits chimiques. Le thymol et l’eucalyptus sont efficaces dans le sud, mais pas en Bretagne.
C’est un traitement après récolte pour ne pas le transmettre aux humains.

La disparition des abeilles s’appelle l’effondrement. Il est multifactoriel et a commencé avant 1900.

FLD – La France est le 3ème plus gros consommateur de pesticides au monde.
A Ouessant et à Cuba (voir article JLN ICI) seulement 5 à 6% de pertes car pas de pesticides.

Les néonicotinoïdes sont vendus aux agriculteurs comme une assurance-récolte.

Il est difficile d’avoir des résultats des recherches toxicologiques. L’OMAA, Observatoire de la Mortalité et de l’Affaiblissement des abeilles. On a trouvé une molécule dans les abeilles chez seulement un apiculteur. Les morts peuvent être un résultat indirect : le stress chimique affaiblit l’organisme des abeilles .
Les champs d’engrais verts fleuris font rêver, mais les graines enrobées contiennent des néonicotinoïdes qui durent toute la vie de la plante, de la graine à la fleur et même plus longtemps. Les produits restent actifs dans le sol très longtemps et se transmettent pendant des années même dans les fleurs des couverts végétaux, ou des autres plantes (orge, blé…)
Les néonicotinoïdes impactent le sens de l’orientation et les échanges chimiques dont les insectes se servent pour communiquer.
La longévité d’une reine est de 1,5 à 2 ans, alors qu’avant c’était 5 ans. Idem pour les mâles.

Q : Y a-t-il coopération entre agriculteurs bio et apiculteurs pour mettre les ruches dans leurs champs ? Oui, avec les maraîchers. Mais c’est limité, car il faut du bio dans un rayon d’au moins 3 km.

GLR – En France, pas d’antibiotiques dans le miel. Acheter du miel local dans les marchés.
Nouveau : un coléoptère qui arrive d’Afrique et est en Italie et tue toutes les ruches. Pas encore arrivé en France.

Oui, on a trouvé des pesticides dans le miel, et aussi dans la cire.
Une reine est fécondée par 10 à 15 mâles. A partir du remembrement en 1985, les récoltes (de miel) ont commencé à baisser.
En ville, à Rennes, on a 2 à 3° de plus qu’à la campagne où nous étions avant, des fleurs pollinisables, de l’eau, et pas de traitements : les abeilles vivent mieux et vraiment plus longtemps.

Et pour avoir plus d’infos intéressantes sur les abeilles, si vous tapez abeilles dans le moteur de recherche de Jaccueillelanature, vous en verrez des belles ICI !

(12)

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.