Abris à insectes, ils sont utiles. La preuve …

Nous les chassons de leurs habitats et empoisonnons leurs ressources nutritives, alors c’est logique, ils disparaissent.
Par conséquent, faute de pollinisateurs et de prédateurs, nos fruits et légumes sont moins beaux, et les oiseaux peinent plus à nourrir leurs petits.

On nous dit tout ça. Mais que faire à un niveau individuel pour freiner l’hécatombe ?

On peut choisir de ne pas contribuer à leur extermination, ni dans notre jardin, ni en dehors : en n’utilisant pas d’insecticides ni d’herbicides, et en n’achetant pas à ceux qui le font.
On peut aussi choisir de les aider chez nous :

en leur proposant à boire, par exemple en mettant une petite tige dans l’eau des plantes en pot, où les abeilles pourront se poser pour boire un coup
en leur proposant à manger, en plantant des plantes à fleurs et légumes à fleurs nectarifères et pollinifères, et en les laissant fleurir
en leur proposant des abris pour l’hiver, des cavités et anfractuosités faciles dans les tas de bois, de feuilles, de pierres, en laissant quelques imperfections aux vieux murs, en laissant le lierre pousser sur les murs en grillage, ciment et parpaings qui ne craignent rien

et en leur proposant des abris pour nicher, autrement dit des nichoirs. On peut en faire de toutes sortes, pour toutes sortes de petits hôtes volants.
Voici deux exemples d’abris que j’ai mis dans mon jardin. Le bois troué, et les tiges à moelle, très prisés des osmies et des mégachiles, entre autres.
Je vous ai déjà montré comment les fabriquer.

Cette fois, je vous montre qu’ils servent:

  • les petites capsules grises ont été construites par des osmies qui ont mélangé de la terre à leur salive pour séparer de petites loges dans la profondeur du bois. Dans chaque loge, maman osmie a déposé un oeuf et une goutte de pollen ou de nectar pour alimenter jusqu’à sa sortie au printemps la petite larve qui en naitra
  • les petits bouchons verts ont été découpés et placés probablement par une maman mégachile, et jouent le même rôle.

Dans l’abri en planches, ce n’est qu’en mai que j’ai vu les premiers trous être bouchés, par des osmies.
Puis fin juillet, les rondelles de feuilles.

Début août, vous voyez dépasser la queue de quelqu’un qui trouve à son goût les tiges creuses bien serrées dans la boite de conserve.

Déjà mi-août, comme vous le voyez, deux petits ont quitté le nichoir à feuille.

Entre temps, l’entrée d’un des refuges à osmie, celui que vous voyez en bas à gauche, a été percée. De l’intérieur ou de l’extérieur, mystère. Les osmies sortent habituellement au printemps. Peut-être l’acte d’un prédateur ? Eux aussi ont un rôle important dans la biodiversité: maintenir l’équilibre. Si fragile… qu’on ne peut que les en remercier !

 

 

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