Eclairage écologique pas cher = élargissement et intensification de l’éclairage nocturne – Comment régler ce conflit d’usage ?

Eclairage écologique pas cher = élargissement et intensification de l’éclairage nocturne
Comment régler ce conflit d’usage ?

Avec déjà 4 centrales solaires, le Sénégal est en passe d'atteindre l'objectif qu'il s'est fixé à l'issue de la COP 21 : avoir 20 % d'énergies renouvelables dans son mix énergétique cette année.Ce matin à la radio, j’entends parler du Sommet climat de Paris, et de Finance verte.
En exemple, le Sénégal,  « où le soleil joue en faveur du climat » : Grâce à l’aide financière de la France, pour la pose de 90 000 panneaux solaires  qui s’étalent sur plus de 60 ha de terres jusqu’ici agricoles, « mais on relève ainsi un défi national, et on a indemnisé les agriculteurs», on va économiser 34 000 T de CO2 par an, sécuriser la production électrique et faire baisser son prix.
Les habitants se réjouissent, ils peuvent enfin avoir des frigos et des télévisions, et en attendant l’extension aux zones rurales reculées, des kits solaires sont installés sur les maisons, permettant aux enfants d’étudier le soir. Au passage, on apprend aussi que le Sénégal ne va pas pour autant renoncer à l’usage des énergies fossiles, puisqu’on vient d’y découvrir de grandes réserves de gaz.

Dans la brume mentale du petit-déjeuner, je pense à l’Afrique « noire ».  Pour y avoir vécu enfant, je me souviens que la nuit tombe tôt, d’un coup, il fait très noir. J’y suis retournée depuis, et c’était pareil, dès que l’on s’éloigne des centres ville. Alors j’imagine bien la joie de cette maman dont « les enfants vont pouvoir étudier le soir » avec des sources de lumière qui ne sentent pas mauvais et ne font pas de bruit, et la lumière dans sa maison.
Je vois l’Afrique dont  les images satellites de nuit  nous montrent de grandes étendues noires. Je vois les petits points lumineux s’allumer un peu partout dans ces zones, apportant le confort à tous.

Et je repense à ce que disait Alain Baraton il y a deux jours. Il disait qu’avec le réchauffement climatique, on ne voit plus les étoiles, et que les animaux qui s’en servent de repères pour leurs déplacements et pour leur nourriture, comme les oiseaux migrateurs et les chauves-souris sont désorientées.
Il parle de l’éclairage nocturne, expliquant que les végétaux qui, par la photosynthèse, nous fournissent l’oxygène de notre atmosphère en absorbant le gaz carbonique le jour, inversent leur respiration la nuit, et que la persistance de la lumière avec l’éclairage nocturne ne leur permet plus de respirer normalement.

Il nous fait part de récentes découvertes effectuées sur Betula pendula, le bouleau des jardins. Des observations précises ont montré qu’il dort la nuit. Ses branches se relâchent, descendant d’une dizaine de centimètres, les feuilles de détendent. L’arbre inverse sa respiration et se repose.

Alors je pense à l’éclairage de ma rue, qui depuis que ce sont des lampes LED, plus économiques, est beaucoup plus fort, au point qu’on y voit dans la maison si les rideaux ne sont pas tirés. Et au bouleau de l’entrée, qui attend peut-être continuellement sa nuit…
Alors on va sûrement, avec la Finance verte, faire des affaires. On va peut-être aussi arriver, à  réduire, un petit peu, l’accélération du réchauffement climatique. Ce sera bon pour nous, les humains. Moins de catastrophes climatiques et  de problèmes sanitaires.

Mais quel plaisir aurons-nous de vivre sur une Terre sans oiseaux, dans un environnement dont beaucoup de fleurs auront disparues, parce que leurs pollinisateurs, animaux nocturnes, seront morts ?

Et que pouvons-nous, vous et moi,  faire pour éviter celà ?

Le Sénégal et les panneaux solaires, cliquez ICI

Alain Baraton et l’éclairage nocturne, cliquez ICI

A bientôt,

Marie-Noëlle

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